Tagada Jones + Ultra Vomit @ La Rodia (Besançon) 20/01/2018

Une date sold out à la Rodia (900 personnes) trois mois avant le concert ? C’est assez rare pour être souligné. L’année 2018 semble bien partie pour la salle Bisontine, Moonspell et Cradle of Filth y joueront en février, Ultra Vomit reviendra en avril et en ce samedi 20 janvier une grosse annonce allait frémir plus d’un fan de musique : Meshuggah donnera un concert à Besançon, en juin, deux jours après la fête de la musique !

Le parking est blindé, le bar l’est tout autant, le temps de serrer quelques pognes, de commander des bières et nous allons voir la fin de Knuckle Head. Le duo heavy Bluegrass joue devant beaucoup de monde et le peu que nous avons vu était très convaincant ! Tagada Jones enchaîne, avec 25 ans de carrière, 9 albums et plus de 1800 concerts nous avons ici une formation incontournable. Je suis assez hermétique à ce groupe mais regarde six-sept morceaux par principe. Avec des textes engagés, des titres résolument punk et quelques passages plus metal le groupe arrive à faire bouger une bonne partie du public « Envers et contre tous », « La peste et le choléra » ou bien encore « le monde tourne à l’envers » seront bien repris par le public.

Quelque chose de gros va se passer et rien qu’avec l’installation d’Ultra Vomit, on sent que le concert va être terrible. Les lumières s’éteignent, lancement de l’introduction avec des problèmes techniques, regards interloqués des gens, certains rigolent d’autres se demandent si c’est normal, une chose est sûre ils ne sont pas encore sur scène que ça réagit. Une euphorie collective gagne la Rodia et en quelques secondes Ultra Vomit parvient à donner le sourire aux gens, une constante que ce soit en salle ou en festival ! Bien évidemment les blagues fusent et chaque intervention fait mouche, La setlist est composée majoritairement de titres d’Objectif : Thunes et de Panzer Surprise, notons aussi « Une souris verte » Manard qui chantera « Poupée de Cire, Poupée de son » avec Flockos à la batterie mais aussi un extrait de « Zombie » (The Cranberries) à la fin de « Je ne t’es jamait autans aimer ». Tout s’enchaîne admirablement et si on peut regretter l’absence de tel ou tel morceau le set est très bien équilibré avec aussi bien du léger « Boulangerie Patisserie » que du gros brutal « La Ch’nille ». Parfaitement orchestré, c’est un véritable show auquel nous avons droit : Ecran géant (animations, clips, conneries en tous genres), lights et son au top ! Fetus est impérial à tous les niveaux et alterne les chants avec une facilité déconcertante. Assister à un concert d’Ultra Vomit pour la première ou la cinquième fois vous donnera la banane pour plusieurs jours, bon encore plus si c’est la première hein.  Après un rappel titanesque : « Kammthaar », « Quand j’étais petit », « Evier metal » les héros de la soirée s’en vont sous les applaudissements nourris des spectateurs. Certes il y a beaucoup de blabla et ils pourraient jouer, aisément, dix morceaux de plus mais ne boudons pas notre plaisir. Ultra Vomit est venu, a vu et a vaincu. Ces mecs là sont des gosses, leurs délires peuvent être puérils mais la manière dont ils les mettent en scène relève du génie. Ils parodient aussi bien qu’ils rendent hommage à beaucoup de styles, leur succès n’est pas dû au hasard ! Les Nantais reviendront à Besançon au même endroit en avril et c’est déjà complet.

Une bien belle soirée qui se terminera avec les membres des trois formations au stand de merchandising et des sourires sur les visages.

Ultra Vomit

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