FOSCOR – Les Irreals Visions (2017)

Voici un album venu d’un absolu lointain, un néant nous amenant vers une lumière certaine sans la subir, un soupir, un rêve enfoui sortant de nulle part. Voici Foscor groupe Barcelonais formé en 1997. Ce nouvel album qui porte si bien son titre « Los irreals visions » est d’une beauté et d’une quintessence rare à mes yeux, emprunt d’une mélancolie et d’une certaine subtilité dans sa recherche d’ambiances qui nous transporte littéralement. Foscor qui se traduit par « obscurité » en Catalan est un groupe qui évolue tellement bien depuis ses débuts qu’il ne peut que rencontrer un certain succès auprès de son public, tant sa musique est inspirée touchant presque au sacré. Ainsi, des solos de guitare assez éparses au demeurant, un feeling d’une magnificence rare vous conduiront au frisson ultime.

Maintenant en réel orbite, ce groupe nous transperce de mille feux à chaque instant, voire de mille yeux cachés par un halo de grâce et de beauté lunaire. Cet album qui sort sur le label Season of mist est forcément un gage certain de qualité. Il ne vous manque plus en conséquence d’acquérir ce petit joyau pour y trouver la lumière sur vos obscurs chemins.

Le premier morceau s’ouvre sur « Instants », ainsi le ton est donné avec l’intention d’emmener l’auditeur vers des contrées lointaines et oniriques, arrive un break qui part sur un « blast beat » succombant à une fin cosmique.

Le second morceau « Ciutat tragica » possède une épaisseur sombre plus ample et des chœurs que ne renierait pas un « Borknagar » par exemple, une fin avec un piano qui vous lâche au milieu d’un océan empli de grâce.

« Altars » le troisième morceau très « Katatonia » dans l’esprit décrit parfaitement l’ambiance générale de cet album mélancolique et lumineux à souhait.

« Encenalls de mort » le quatrième morceau est lui aussi emprunt de cette patte « Katatoniesque », en effet, il se reflète de cette « ambiance » quelques embrunts et quelques couleurs de l’hiver encore derrière nous…

« Malfiança » le morceau suivant se démarque par une approche plus « subliminale » et un solo de guitare brisant cette glace pour devenir ce liquide si fragile en cette eau si limpide.

« Espectres al cau » fait apparaître le spectre étrange si soudain se dissimulant au loin pour en devenir réel. Au fil du morceau de par une cavalcade un peu plus effrénée à la fin du morceau pour se retrouver à nouveau fantomatique sur la fin du morceau.

Le septième « track » quand à lui possède certainement un côté plus introspectif. En effet « De manges I matinades » nous emmène à l’orée du bois à l’aube d’un nouveau jour.

Enfin, l’album se termine par « Les irreals visions » qui donne son titre à l’album pour nous indiquer et nous demander de fermer les yeux afin de faire surgir de l’autre côté ce qu’il pourrait advenir d’un monde haut en couleur.

Le chant en Catalan confère à l’album une certaine originalité mais il faut aller chercher du côté de Katatonia et du Post-rock pour se rendre compte que ce groupe s’est complètement dégagé de ses influences « Black à la norvégienne » des débuts, lui donnant probablement un style plus grandiloquent et en conséquence plus personnel, rendant ainsi grâce à son univers pluridimensionnel.

7.5/10

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