ULVER – THE ASSASSINATION OF JULIUS CAESAR (2017)

Certains groupes, ou artistes, dévient de leur trajectoire musicale initiale pour s’essayer à quelque chose de nouveau, comme Korn s’essayant au Dubstep avec son album The Path Of Totality ou encore Linkin Park sautant sans retenue dans la pop à la Taylor Swift avec son album à paraître One More Light. Et comme vous pouvez le constater, soit ça passe soit ça casse… Mais certains réussissent ce challenge avec brio, comme Ulver. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que ce groupe fut un grand nom de la scène Black Metal norvégienne et internationale à ses débuts. Mais ces joyeux lurons à l’inventivité débordante décidèrent de faire un virage à 180° avec l’album Themes from William Blake’s The Marriage Of Heaven And Hell en 1998, et enfonçant définitivement le clou en 2000 avec l’album Perdition City – Music for an Interior Film.

D’album en album Ulver ne cesse d’étonner, mais contre toute attente, les fans, pour la plupart, restent fidèlement à l’écoute à chaque nouvelle galette malgré le fait qu’il n’y ai plus de lien entre les premières compositions des Norvégiens et leurs derniers albums. Pour ma part, je trouve Ulver beaucoup plus intéressant dans cette mouvance expérimentale, libre de faire ce qu’il veut sans suivre les codes.

The Assassination of Julius Caesar, c’est le titre de son nouvel album qui vient de paraître, et Ulver réussit encore à nous captiver, à nous faire voyager et à nous surprendre.

Le titre d’ouverture, « Nemoralia », nous fait quelque peu penser à Depeche Mode, en plus psychédélique, et le titre suivant, « Rolling Stone », continue de nous faire voyager avec un refrain entêtant avant de terminer sur 3 minutes nous faisant perdre toute notion du temps, ne sachant plus où nous sommes. Le saxophone fou de Nick Turner n’y étant pas pour rien.

« So Falls The World » s’ouvre avec un piano mélancolique et l’intervention d’un Kristoffer Rygg doté d’une voix extraordinaire avant un retour à une mélodie plus électronique et étonnante mais pas moins bienvenue.

Le titre « Southern Gothic » continue de côtoyer allègrement les années 80 avec une mélodie me faisant penser, par moments, à du Kavinsky et Dieu sait que j’apprécie beaucoup également cet artiste.

« Angelus Novus » est l’un des titres forts de cet album où Kristoffer Rygg est une nouvelle fois tout simplement magistral. La chair de poule ne se fait clairement pas attendre.

Les titres « Transverberation » et « 1969 » sont à l’image de cet album, beaux et magnifiquement bien composés.

L’album se termine avec le titre « Coming Home », nous donnant justement clairement pas envie d’y retourner à notre maison tellement le voyage que nous a proposé The Assassination of Julius Caesar fut magnifique.

Pour conclure, ce nouvel album d’Ulver est une franche réussite, puissant et doux à la fois, lourd et planant et tout ça accompagné d’un Kristoffer Rygg tout simplement incroyable. Non, The Assassination of Julius Caesar n’est certainement pas l’album vous faisant dire « Ulver c’était mieux avant » ! Les Norvégiens réussissent une nouvelle fois à nous régaler avec leur virtuosité et cet album s’impose comme l’un des meilleurs de leur carrière, et de l’année !

9/10

Tracklist :

01. Nemoralia
02. Rolling Stone
03. So Falls the World
04. Southern Gothic
05. Angelus Novus
06. Tansverbration
07. 1969
08. Coming Home

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