[Live Report] Mass Hysteria + Banane Metalik + Monsieur Burnz à La Rodia, Besançon (25)

Après une attente de 10 minutes dehors par -5°, et autant dedans (où là, il faisait nettement plus chaud), je suis convié, avec le public, à entrer dans la grande salle Pol Cèbe pour le live du premier groupe de la soirée : MONSIEUR BURNZ. Le groupe, originaire de Belfort et Besançon, mené de main de maître par Eddy Celor et sa bande de trois zikos (Sébastien Lupfer à la batterie, Philippe Boley à la guitare et aux samples, et Fabrice Coinus à la basse), étaient vraiment prêts à en découdre avec le public venu l’accueillir. On peut dire qu’ils sont forts en forme, ce soir, tant ils nous distillent un bon rock/fusion de derrière les fagots aux relents bien revendicatifs (« Pacifiste »), ainsi qu’accusateurs dans leurs paroles (une autre chanson narrant la vie des déséquilibrés commettant l’inceste), qui font mouche à chaque fois et font littéralement jammer le public très réceptif ce soir. Les influences du groupes sont à rechercher du coté de Lofofora, No One Is Innocent, etc… Après la partie plaisante mais néanmoins au combien sérieuse dans les sujets traités par MONSIEUR BURNZ, voici que BANANE METALIK pointe le bout de son museau ensanglanté, tellement le décorum installé peu avant (les amplis encaissés dans des grandes malles en contours cercueil avec au-dessus de ceux-ci, tous les accessoires pour passer un parfait Halloween) et leurs masques les font sortir tout droit d’un film d’horreur ou même de plusieurs, car les influences du cinéma horrifique sont bien de mise dans leurs tenues. En les voyant, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec Punish Yourself, la peinture fluorescente en moins. Le groupe est composé de Ced666 pour le chanteur, qui avait bien du mal de marcher car il souffre d’une hernie discale, mais il est néanmoins bien content d’être parmi nous pour ces dernières dates du « From The Dead Tour », Boris XxX et Yann Ripper aux guitares, Rico à la basse et Punky Bones à la batterie. La musique du groupe est décrite par eux-mêmes comme du « Gore’n’roll », un mélange entre le rock et les films d’horreur qu’ils affectionnent tant. Je suis ravis d’avoir eu accès à une place tout devant, aux premières loges, même si, par moment, quand le chanteur venait tout près de nous, il pleuvait soudainement quelques gouttes de salive, mais ce sont les risques du live et je les accepte bien volontiers. Ce sont aussi de sauvages fans d’assiettes en plastique, que Ced666 balance à tout va dans le public, ce qui contribue bien à l’ambiance bon enfant qui régnait durant tout le concert. Après ces deux très bons groupes, voici venus l’heure de débarquer sur scène pour le groupe annoncé en tête d’affiche : MASS HYSTERIA. Un live qui a failli ne jamais commencé, la faute au véhicule les transportant qui est tombé en panne et qui les a bien retardés pour les balances. Après moult péripéties, le live débute enfin en commençant par l’habituel « Chiens de la Casse » qui met d’emblée la fosse en transe et dans l’ambiance. Les titres tubèsques s’enchainent : « Vae Soli », « Une Somme De Détails », « Vector Equilibrium » avec Mouss qui invite le public à faire un circle-pit de malade avec Atom descendant dans la fosse, « Contraddiction » et sa joie communicative, « Notre Complot », « L’Enfer Des Dieux » et l’hommage du groupe aux personnes tombées lors des attentats sanglants de 2015 en France, « Mass Protect », tiré de l’album « Le Bien-être Et La Paix ». Les titres se succèdent, faisant la part belle aux deux derniers albums avec une dédicace particulière à toutes les mamans lors de la très belle Chanson « Mère d’Iroise ». Comme d’hab’, après une petite interruption ou le public scande le retour de leur groupe fétiche, on termine par « Respect To The Dancefloor », là où une bonne partie des filles est invitée à monter sur la scène et finalement terminer leur set par la chanson-ralliement de tous les metalheads : « Plus Que Du Metal ». En clair, un concert des Mass qui fut quelques peu ternies par un mec qui vers la fin alla ennuyer Mouss, qui était en train de chanter et qu’il envoya ballader plus loin par une petite phrase bien sentie que toute la salle a entendue. Pour ma part, je fus en extase car durant le concert, lors de « l’Archipel Des Pensées », Mouss me serra la main ainsi qu’à certaines personnes présentes devant et me donna un médiator portant le sigle du groupe. Après le concert, le groupe nous invitait à boire un verre avec eux mais le travail m’appelait quelques heures plus tard… C’est donc, non sans tristesse, que je me devais de refuser.

 

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